Date de création

1999

Grosperrin

À Saintes, Grosperrin ne distille pas, il chasse les vieux fûts oubliés dans les chais de toute la Charente. La maison les met en bouteille un par un, numéro contre nom, sans sucre ni artifice. Le rendez-vous des amateurs de cognac de collection et de degrés bruts de fût.

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Description de la marque

La maison Grosperrin naît en 1999 à Saintes, en Charente-Maritime, quand Jean Grosperrin, originaire de Lorraine, achète ses premiers fûts de vieux cognac et les fait mettre en bouteille à petite échelle avec sa famille. Il endosse le métier de négociant-éleveur, celui qui part à la recherche de trésors oubliés dans les chais de petits producteurs de Grande Champagne, de Petite Champagne ou d’ailleurs en Charente, plutôt que de distiller lui-même. Son fils Guilhem reprend la direction de la maison au début des années 2000, encore jeune, et poursuit cette quête de fûts rares et anciens. En 2012, la maison s’installe dans des chais du dix-neuvième siècle au bord de la Charente, à Saintes, où elle peut enfin loger dignement un stock dont l’âge moyen dépasse trente cinq ans, largement au-dessus de la norme des grandes maisons de négoce.

Saintes occupe une position particulière dans le vignoble de Cognac, à la charnière des crus de Fins Bois et des Borderies, sur les rives du fleuve qui donne son nom à l’appellation. Grosperrin ne possède ni vigne ni alambic : la maison sélectionne ses eaux-de-vie auprès d’un réseau de plus de cent cinquante producteurs répartis sur les six crus de l’appellation, Grande Champagne, Petite Champagne, Borderies, Fins Bois, Bons Bois et Bois Ordinaires. Chaque fût est jugé pour lui-même, indépendamment de son origine ou de son âge affiché, ce qui explique une gamme organisée en numéros de lots plutôt qu’en noms de cuvées imaginés pour l’occasion. Cette approche de collectionneur fait de chaque bouteille un objet presque unique, souvent issu d’un seul fût.

L’identité de Grosperrin tient à un refus assumé des artifices de l’assemblage industriel : pas de sucre, pas de caramel, pas de copeaux de bois pour arrondir le profil. Les cognacs sont mis en bouteille à des degrés qui s’éloignent souvent du standard commercial de 40 % vol., entre 43 et 52 % vol. selon les lots, signe d’un embouteillage proche du degré naturel du fût. Cette rigueur a valu à la maison une réputation de référence auprès des amateurs de vieux cognacs et des cavistes spécialisés dans le cognac de collection. Grosperrin incarne ainsi une autre idée du cognac, patiente et artisanale, à l’opposé des volumes des grandes maisons de négoce charentaises.

Ce qui à fait sa réputation

Principales cuvées

spiritueux

Grosperrin N°84 Borderies


Cognac hors d’âge issu du cru des Borderies, sélectionné fût par fût par la maison. Nez marqué par l’iris et la violette, caractéristiques de ce terroir, avec une touche minérale. Mis en bouteille sans sucre ni colorant ajouté.

Grosperrin N°71 Petite Champagne


Cognac hors d’âge du cru Petite Champagne, garanti à un âge minimum de trente trois ans passés en fût. Style élégant et affiné, représentatif du travail de sélection mené par la maison sur les vieux stocks charentais.

Grosperrin N°22 Grande Champagne


Issu du cru le plus réputé de l’appellation, ce lot hors d’âge en Grande Champagne illustre la philosophie Grosperrin : un fût jugé digne d’être mis en bouteille seul, sans assemblage ni ajout, à un degré proche de celui du vieillissement.

Grosperrin 1970 Petite Champagne


Millésime 1970 en Petite Champagne, embouteillé à 51,3 % vol., exemple du travail de Jean Grosperrin sur les cognacs de collection les plus anciens de la maison.

Les experts

L’avis de l’équipe

Rarement une maison de négoce n’a poussé aussi loin le culte du fût individuel. Chez Grosperrin, pas de gamme marketing, pas de nom séduisant à inventer, juste des numéros et des degrés bruts qui claquent, 43, 49, 52 % vol. J’aime cette honnêteté presque austère, hors d’âge dans tous les sens du terme. Le N°84 Borderies, avec son iris et sa violette, résume à lui seul cette obsession du terroir brut, sans fard ni sucre pour maquiller un fût moins réussi.

L’avis de la communauté