Date de création

2010

Fifty Pounds

Un London Dry Gin né d’une anecdote fiscale du XVIIIe siècle, ressuscité par une famille de distillateurs londoniens. Onze botaniques, quadruple distillation et repasse en alambic centenaire pour une identité ronde et légèrement épicée. Une gamme resserrée sur l’essentiel, loin de la course aux extensions.

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Description de la marque

Fifty Pounds tire son nom d’un épisode fiscal du XVIIIe siècle. En 1736, le Gin Act impose en Angleterre une licence de cinquante livres à qui veut produire et vendre du gin, une somme si dissuasive que seules deux distilleries acceptent alors de la payer. Peu après, une famille de distillateurs londoniens indépendants met au point une recette qu’elle surnomme en interne « Fifty Pounds », clin d’œil ironique à cette taxe. Oubliée pendant des générations, la recette est ensuite retrouvée et remise en production par les descendants de cette même famille. Le gin est aujourd’hui élaboré à Londres par Thames Distillers, distillerie familiale qui travaille aussi pour d’autres marques artisanales.

Le geste reste londonien, mais les botaniques viennent de loin. La base est un alcool de grain dans lequel infusent onze botaniques choisis pour leur complémentarité. Le genièvre provient de Croatie, la coriandre et la racine d’angélique complètent la trame classique, l’écorce d’orange amère et le zeste de citron arrivent d’Espagne, la réglisse est italienne et les graines de paradis, plus poivrées, viennent du golfe de Guinée. Trois autres botaniques restent un secret bien gardé de la maison. Cette liste mi-dévoilée, mi-mystérieuse, ancre Fifty Pounds dans la tradition du London Dry tout en cultivant une identité propre sur un marché anglais très concurrentiel.

La fabrication mise sur la lenteur plutôt que sur le volume. L’alcool de grain est distillé quatre fois avant d’accueillir les botaniques, qui macèrent au moins quarante-huit heures avant la distillation finale. Celle-ci se fait dans un alambic à repasse John Dore centenaire, chauffé doucement pour préserver la finesse aromatique plutôt que la puissance. Chaque lot ne produit qu’un millier de bouteilles, échelle artisanale revendiquée par la maison. Le résultat est un London Dry Gin classique titré à 43,5% vol., qui mise sur la rondeur et l’équilibre plutôt que sur l’exubérance. Fifty Pounds ne cherche pas à multiplier les références et reste concentrée sur ce gin unique, un choix rare dans un secteur où les extensions de gamme se multiplient.

Ce qui à fait sa réputation

Principales cuvées

spiritueux

Fifty Pounds London Dry Gin


Genièvre en tête, complété par l’orange amère et le citron, une pointe de réglisse italienne et le grain de paradis qui apporte une légère note poivrée. Base d’alcool de grain quadruple distillé, botaniques macérés puis repassés dans un alambic John Dore centenaire. Profil rond et équilibré, peu agressif pour un London Dry. 43,5% vol.

Les experts

L’avis de l’équipe

Payer une taxe pour avoir le droit de distiller, voilà une idée fondatrice qui ne manque pas de sel. J’aime que la maison ait résisté à la tentation du catalogue à rallonge : un seul gin, retravaillé plutôt que décliné en dix versions marketing. L’alambic centenaire et la macération longue donnent un London Dry rond, légèrement épicé par les graines de paradis, jamais agressif. Un classique sérieux, sans esbroufe, qui mérite d’être connu au-delà des amateurs de gin pointus.

L’avis de la communauté