
Date de création
2009
Sipsmith
Première distillerie de gin en cuivre à ouvrir à Londres depuis près de deux siècles, Sipsmith est née en 2009 d’un bras de fer avec une loi anglaise vieille de 1823. Alambic Prudence, distillation one shot et sélection pointue de botaniques : la maison incarne le renouveau du craft gin britannique. Un London Dry franc et précis, devenu une référence.
Site officiel
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Description de la marque
Sipsmith naît à Londres en 2009, porté par trois amis passionnés de spiritueux : Sam Galsworthy, Fairfax Hall et le maître distillateur Jared Brown. Avant de distiller la moindre goutte, le trio doit batailler contre une loi anglaise datant de 1823 qui interdisait les alambics de moins de 1800 litres, rendant illégal leur petit alambic de 300 litres. Leur mobilisation aboutit à un changement de la législation en 2008, ouvrant la voie à la première distillerie de gin en cuivre à ouvrir à Londres depuis près de deux siècles. Le 14 mai 2009, le premier lot coule de l’alambic surnommé Prudence, moment fondateur du renouveau du gin artisanal britannique. La maison s’installe ensuite, en 2014, à Chiswick, son site actuel.
Contrairement à une distillerie de whisky ou de rhum, Sipsmith ne dépend d’aucun terroir agricole local : c’est une maison urbaine qui compose ses recettes à partir de botaniques venues du monde entier. Le London Dry Gin signature réunit dix ingrédients : baies de genièvre macédoniennes, graines de coriandre bulgares, racine d’angélique française, racine de réglisse espagnole, racine d’iris italienne, amande espagnole, écorce de cannelle chinoise, cannelle de Madagascar, zestes d’orange de Séville et de citron espagnol. Cette sélection, pensée pour l’équilibre entre le genièvre et des notes agrumées et épicées, sert de socle commun à toute la gamme, y compris aux déclinaisons comme le Lemon Drizzle ou le Sloe Gin.
Toute la production repose sur l’alambic en cuivre Prudence, fabriqué par la maison allemande Christian Carl, fondée en 1869. Les botaniques macèrent une quinzaine d’heures dans un spiritueux de base au blé avant une distillation réalisée en one shot, sans recombinaison d’essences séparées. Seul le cœur de chauffe, la fraction la plus pure, est conservé pour la mise en bouteille. Cette méthode artisanale, revendiquée comme un retour aux pratiques traditionnelles du gin anglais, a valu à Sipsmith sa réputation de pionnier du craft gin, aujourd’hui perçue comme une référence du renouveau du genièvre britannique.
Ce qui à fait sa réputation
Principales cuvées
spiritueux
London Dry Gin
Le totem de la maison, embouteillé à 41,6% vol. Genièvre franc porté par la coriandre, les agrumes et une pointe de racine d’iris. Sec, rond et frais, avec une longueur épicée. La base de toute la gamme Sipsmith.
V.J.O.P. (Very Junipery Over Proof)
Version surproof et bien plus généreuse en genièvre que le London Dry, pensée pour les cocktails qui doivent tenir la glace. Nez résineux et poivré, dominé par le pin, avec des pointes d’agrumes et de cèdre. Bouche vive et chaleureuse, très longue.
Lemon Drizzle
Gin liqueur à 40,4% vol., le London Dry infusé d’écorces de citron séchées, de verveine citronnée et de citrons frais. Nez gourmand entre biscuit et zeste, bouche ronde et acidulée, finale réglissée qui rappelle le gâteau du même nom.
Sloe Gin
Gin aux prunelles sauvages, embouteillé à 29% vol. Le London Dry repose trois à quatre mois sur des baies de prunellier, d’où sa couleur rubis et ses arômes de fruits rouges et de chocolat noir. Finale épicée et chaleureuse.
Les experts
L’avis de l’équipe
Il a fallu changer la loi anglaise pour que Sipsmith puisse distiller. Rien que ça pose le personnage. J’aime cette obstination un peu têtue, ce culot d’avoir rouvert une distillerie de gin à Londres après deux siècles de silence. Le London Dry reste pour moi une référence d’équilibre, ni trop sage ni trop démonstratif. Une maison qui n’a jamais eu besoin de crier pour se faire une place.
L’avis de la communauté
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